Coralie Oberhauser
Psychologue TCC

Munster et Metzeral

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EMDR : une thérapie validée scientifiquement pour surmonter les traumatismes

14/04/2026

EMDR : une thérapie validée scientifiquement pour surmonter les traumatismes

Qu’est-ce que la thĂ©rapie EMDR ?

 

La thérapie EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une approche psychothérapeutique développée à la fin des années 1980 par la psychologue Francine Shapiro.


Elle vise Ă  aider le cerveau Ă  retraiter des souvenirs difficiles ou traumatiques qui restent “bloquĂ©s” et continuent Ă  provoquer des symptĂŽmes dans le prĂ©sent (anxiĂ©tĂ©, reviviscences, Ă©vitement, hypervigilance
).


ConcrĂštement, l’EMDR associe le rappel guidĂ© d’un souvenir perturbant Ă  une stimulation bilatĂ©rale alternĂ©e (mouvements oculaires, sons ou tapotements gauche/droite).

 

Cette stimulation semble faciliter le retraitement de l’information Ă©motionnelle par le cerveau (selon un mĂ©canisme encore en partie Ă©tudiĂ©) ce qui permet au souvenir de perdre progressivement son intensitĂ©, sa charge Ă©motionnelle et les cognitions nĂ©gatives qui y sont associĂ©es.


 L’EMDR ne consiste pas Ă  “effacer” un souvenir, mais Ă  permettre qu’il soit intĂ©grĂ© de maniĂšre apaisĂ©e, sans qu’il envahisse le prĂ©sent.

 

 

Dans quels cas l’EMDR peut vous aider ?

 

Initialement dĂ©veloppĂ©e pour le trouble de stress post, l’EMDR a fait l’objet de nombreuses Ă©tudes ayant montrĂ© son efficacitĂ©, notamment sur les symptĂŽmes de reviviscence, d’évitement et d’hypervigilance.


Aujourd’hui, l’EMDR est Ă©galement utilisĂ©e lorsque cela est cliniquement pertinent pour :


‱    Les traumatismes uniques ou rĂ©pĂ©tĂ©s,
‱    Les troubles anxieux et certains symptĂŽmes dĂ©pressifs, en particulier lorsqu’ils sont liĂ©s Ă  des Ă©vĂ©nements de vie marquants,
‱    Le deuil.


Le choix d’utiliser l’EMDR se fait toujours Ă  l’issue d’une Ă©valuation psychologique en tenant compte de votre histoire, de vos difficultĂ©s actuelles et de vos ressources.

 

Comment se déroule une thérapie EMDR avec un psychologue TCC ?

 

 

1) La phase de préparation

 

Cette phase peut s’étendre sur plusieurs sĂ©ances. Elle est indispensable pour sĂ©curiser le travail thĂ©rapeutique.

 

Le psychologue et le patient vont :


‱    Construire une alliance thĂ©rapeutique basĂ©e sur la confiance et le sentiment de sĂ©curitĂ©,
‱    Recueillir l’histoire de vie et identifier les difficultĂ©s actuelles,
‱    RepĂ©rer les souvenirs Ă  l’origine des symptĂŽmes,
‱    Expliquer le fonctionnement de l’EMDR,
‱    Mettre en place des outils de stabilisation Ă©motionnelle (respiration, lieu sĂ»r
) utilisables pendant et entre les sĂ©ances 


L’objectif est que vous disposiez de repĂšres et de ressources suffisantes avant de dĂ©buter le retraitement.

 

2) La phase de retraitement

 

Le retraitement suit un protocole structurĂ©, gĂ©nĂ©ralement en plusieurs Ă©tapes au sein d’une sĂ©ance.

 

Évaluation de la cible


Vous vous concentrez sur un souvenir précis en identifiant :


‱    L’image la plus reprĂ©sentative,
‱    La cognition nĂ©gative associĂ©e (ex : « je suis en danger », « je ne suis pas capable »),
‱    Une cognition positive souhaitĂ©e (ex : « je suis en sĂ©curitĂ© », « je peux faire face ») 
‱    Les Ă©motions et sensations corporelles liĂ©es.

 

Désensibilisation


Le psychologue propose des séries de stimulations bilatérales alternées (souvent mouvements oculaires)Entre chaque série, vous exprimez librement ce qui émerge (images, pensées, sensations).

 

Le processus est spontanĂ© : il ne s’agit pas de contrĂŽler ou diriger, mais de laisser le cerveau retraiter l’information. Les sĂ©ries se poursuivent jusqu’à ce que le souvenir ne gĂ©nĂšre plus (ou trĂšs peu) de perturbation Ă©motionnelle et devienne plus distant.


Installation de la cognition positive


Une fois que l’émotion diminue, on installe une pensĂ©e positive. Le souvenir est alors associĂ© Ă  une perception plus apaisĂ©e.

 

Scanner corporel


Vous portez attention Ă  votre corps afin de repĂ©rer d’éventuelles tensions rĂ©siduelles. Si nĂ©cessaire, le travail se poursuit jusqu’à un apaisement complet.

 

ClĂŽture


La séance se termine par un retour au calme et une stabilisation.

 

Réévaluation (séance suivante)


Au dĂ©but de la sĂ©ance suivante, un point est fait sur l’évolution du souvenir, son intensitĂ© Ă©motionnelle et l’intĂ©gration de la cognition positive. Le travail se poursuit sur le mĂȘme souvenir si nĂ©cessaire ou est orientĂ© vers un autre souvenir.

 

Vous restez acteur du processus à chaque étape : les séances se font à votre rythme, dans un cadre sécurisé et respectueux.

 

EMDR et TCC : deux approches complémentaires

 

La thĂ©rapie cognitive et comportementale (TCC) et l’EMDR partagent un objectif commun : rĂ©duire la souffrance psychique en agissant sur les pensĂ©es, les Ă©motions, les comportements et les souvenirs qui entretiennent les difficultĂ©s.


Dans la pratique, leur association permet un accompagnement plus complet :


‱    La TCC aide Ă  comprendre et modifier les pensĂ©es automatiques, les Ă©motions et les comportements qui maintiennent la souffrance au quotidien.


‱    L’EMDR permet travailler sur des souvenirs traumatiques chargĂ©s Ă©motionnellement et qui continuent d’influencer le prĂ©sent.


Cette complĂ©mentaritĂ© est particuliĂšrement utile lorsque certaines difficultĂ©s actuelles sont liĂ©es Ă  des expĂ©riences passĂ©es : la TCC aide Ă  faire face aux difficultĂ©s actuelles, tandis que l’EMDR permet d’apaiser les expĂ©riences passĂ©es qui continuent d’influencer le prĂ©sent. 

 

Questions frĂ©quentes sur l’EMDR


Vais-je perdre le contrĂŽle pendant une sĂ©ance d’EMDR ?


Non. Vous restez conscient, libre d’arrĂȘter Ă  tout moment et en lien permanent avec le psychologue. Le travail se fait Ă  partir de ce que vous choisissez de partager, dans un cadre sĂ©curisĂ© et respectueux.


Faut-il tout raconter en détail ?


L’EMDR ne nĂ©cessite pas toujouL’EMDR ne nĂ©cessite pas toujours de dĂ©crire en dĂ©tail le traumatisme. L’accent est mis sur les images, Ă©motions, croyances et sensations liĂ©es au souvenir, plus que sur un rĂ©cit exhaustif.


Combien de séances sont nécessaires ?

 

Cela dépend de plusieurs facteurs : nature des événements, ancienneté, répétition, ressources personnelles


 

Certaines situations peuvent ĂȘtre amĂ©liorĂ©es en quelques sĂ©ances, tandis que d’autres nĂ©cessitent un travail plus progressif, notamment en cas de traumatismes complexes.

 

Comment choisir un psychologue formĂ© Ă  l’EMDR ?

 

Pour un accompagnement sécurisé et conforme aux recommandations, il est important de vérifier :


‱    Une formation en psychologie (ou psychiatrie),
‱    Une formation spĂ©cifique certifiante en EMDR ,
‱    Un cadre de travail clair, avec une attention portĂ©e Ă  la sĂ©curitĂ© Ă©motionnelle.

 

Un premier échange permet surtout de vérifier si vous vous sentez en confiance.


La qualitĂ© de l’alliance thĂ©rapeutique est un Ă©lĂ©ment central de l’efficacitĂ© de toute psychothĂ©rapie.

 

 

En résumé


L’EMDR est une thĂ©rapie structurĂ©e et validĂ©e scientifiquement qui permet de retraiter des souvenirs traumatiques et de rĂ©duire leur impact dans le prĂ©sent.


Elle s’inscrit dans un accompagnement progressif, respectueux de votre rythme et peut ĂȘtre associĂ©e Ă  d’autres approches comme la TCC pour un travail thĂ©rapeutique complet et adaptĂ©.

Mieux comprendre la dépression et les méthodes pour aller mieux

16/02/2026

Mieux comprendre la dépression et les méthodes pour aller mieux

Qu’est-ce que la dĂ©pression ?


La dĂ©pression est un trouble de l’humeur qui s’installe dans la durĂ©e et qui impacte la maniĂšre dont une personne se perçoit, perçoit les autres et son environnement. C’est une expĂ©rience difficile qui perturbe la vie quotidienne de la personne.

 

Contrairement aux moments de dĂ©primes passagers que nous pouvons tous traverser, la dĂ©pression se caractĂ©rise par des symptĂŽmes prĂ©sents presque tous les jours pendant au moins deux semaines. 


Elle peut se manifester par :


‱    Une humeur triste 
‱    Une perte d’intĂ©rĂȘt ou de plaisir
‱    Une baisse d’énergie
‱    Des troubles du sommeil 
‱    Une modification de l’appĂ©tit
‱    Des difficultĂ©s de concentration
‱    Une dĂ©valorisation ou un sentiment de culpabilitĂ©
‱    Des idĂ©es noires et/ou des idĂ©es suicidaires.


Selon l’Organisation mondiale de la SantĂ©, la dĂ©pression fait partie des troubles psychiques les plus frĂ©quents dans le monde. En France, elle toucherait environ 1 personne sur 5 au cours de sa vie.

 

Les causes de la dépression


La personne qui vit une dĂ©pression n’est pas responsable de son Ă©tat Ă©motionnel, elle en est la victime. La dĂ©pression, ne provient pas d’une cause unique mais plutĂŽt d’une combinaison de facteurs qui interagissent entre eux.

 

 

 1.  Les facteurs gĂ©nĂ©tiques et biologiques

 

La dĂ©pression possĂšde une composante gĂ©nĂ©tique. Plusieurs Ă©tudes mettent en Ă©vidence qu’une personne ayant un parent qui a vĂ©cu une dĂ©pression au cours de sa vie, a plus de risque de dĂ©velopper cette pathologie. 


Les symptÎmes de la dépression sont également liés à une perturbation du fonctionnement cérébral et notamment par des anomalies dans la fabrication, la transmission et la régulation de certaines substances chimiques.


2.    Les facteurs psychologiques 


Plusieurs mĂ©canismes psychologiques peuvent ĂȘtre impliquĂ©s dans la dĂ©pression comme la mauvaise estime de soi ou encore certaines pensĂ©es nĂ©gatives sur soi, sur le monde ou sur les autres.

 

Ces mĂ©canismes peuvent ĂȘtre liĂ©s aux Ă©vĂšnements de notre enfance (relations avec nos parents, expĂ©riences de culpabilitĂ© ou de honte
) mais aussi Ă  des Ă©lĂ©ments plus rĂ©cents (traumatismes, perte d’une personne
).


3.    Facteurs liĂ©s Ă  l’environnement social et familial


Certains Ă©vĂšnements de vie perturbants ou un stress excessif et chronique peuvent favoriser l’apparition d’une dĂ©pression. Il peut s’agir de la perte d’une personne, d’un environnement de travail stressant ou encore de conflits familiaux.

 

 

Le cercle vicieux de la dépression


Quand une personne vit une dĂ©pression, elle a moins d’énergie et moins de motivation pour faire des activitĂ©s. Ces symptĂŽmes entraĂźnent des difficultĂ©s Ă  mettre en place des activitĂ©s, un repli sur soi ou encore de l’isolement. 


La diminution d’activitĂ© renforce le sentiment de culpabilitĂ©, le sentiment d’échec et les pensĂ©es nĂ©gatives et contribue donc Ă  maintenir les symptĂŽmes dĂ©pressifs dans le temps.

 


Quels sont les traitements recommandés ?

 

1.    La TCC

 

La Haute Autorité de Santé recommande la Thérapie Cognitive et Comportementale (TCC) comme traitement de premiÚre intention pour les dépressions légÚres à modérées.


La TCC est une approche collaborative, basée sur des études scientifiques. Elle permet de travailler sur des objectifs concrets et aide à prévenir les rechutes.


Elle vise Ă  :


‱    Identifier et modifier les pensĂ©es nĂ©gatives automatiques,
‱    Travailler sur les croyances profondes (par exemple : « Je ne suis pas Ă  la hauteur »),
‱    RĂ©introduire progressivement des activitĂ©s sources de plaisir.

 


2.    Les traitements mĂ©dicamenteux


Dans les dĂ©pressions modĂ©rĂ©es Ă  sĂ©vĂšres, un traitement antidĂ©presseur peut ĂȘtre prescrit par un mĂ©decin ou un psychiatre. L’association d’une psychothĂ©rapie et d’un traitement mĂ©dicamenteux est souvent la plus efficace dans ces situations.

 

 

Pourquoi consulter ?


La dĂ©pression n’est ni un manque de volontĂ© ni une marque de faiblesse. C’est un trouble psychique qui peut toucher tout le monde.


 Prendre rendez-vous avec un psychologue peut vous aider Ă  comprendre ce qu’il se passe, sortir de l’isolement, mettre en place des stratĂ©gies concrĂštes et retrouver progressivement sa motivation, son Ă©nergie et sa confiance en soi.

 

 

Conclusion


La dépression est un trouble fréquent qui se soigne. Grùce à des approches validées scientifiquement comme la Thérapie Cognitive et Comportementale, il est possible de sortir du cercle vicieux et de retrouver un équilibre émotionnel favorable.

 

En tant que psychologue spĂ©cialisĂ©e en TCC, je vous accompagne avec bienveillance pour comprendre les mĂ©canismes Ă  l’Ɠuvre et construire pas Ă  pas des changements durables.


Si vous vous reconnaissez dans ces symptĂŽmes, n’hĂ©sitez pas Ă  demander de l’aide : vous n’avez pas Ă  traverser cela seul(e).

Quelle est la différence entre un psychologue et un psychiatre ?

11/01/2026

Quelle est la différence entre un psychologue et un psychiatre ?

Le psychologue : un spĂ©cialiste de l’écoute et du fonctionnement psychique


Le psychologue est un professionnel formĂ© Ă  l’UniversitĂ© (Master 2 en psychologie), spĂ©cialisĂ© dans l’étude du comportement humain, des Ă©motions, des pensĂ©es et des relations.


En tant que psychologue libĂ©ral, mon rĂŽle est de vous accompagner dans un espace d’écoute bienveillant et confidentiel Ă  faire un travail thĂ©rapeutique pour vous aider Ă  comprendre vos difficultĂ©s, Ă  mobiliser vos ressources et Ă  favoriser un mieux-ĂȘtre durable.


Le psychologue n’est pas mĂ©decin : il ne prescrit pas de mĂ©dicaments. Son approche repose sur la parole, la relation thĂ©rapeutique et des outils validĂ©s scientifiquement.


Le psychologue peut vous aider en cas de :


‱    Stress, anxiĂ©tĂ©, dĂ©pression, addictions,
‱    DifficultĂ©s relationnelles ou professionnelles,
‱    Manque de confiance en soi,
‱    PĂ©riodes de transition ou de crise (deuil, sĂ©paration, burn-out
),
‱    Questionnements personnels ou Ă©motionnels



Le psychiatre : un médecin spécialisé en santé mentale


Le psychiatre est un mĂ©decin, ayant suivi des Ă©tudes de mĂ©decine puis une spĂ©cialisation en psychiatrie. À ce titre, il peut :


‱    Poser un diagnostic mĂ©dical,
‱    Prescrire des mĂ©dicaments (antidĂ©presseurs, anxiolytiques, etc.),
‱    Dans certains cas, proposer un suivi psychiatrique, parfois en complĂ©ment d’une psychothĂ©rapie.


Le psychiatre intervient souvent lorsque les troubles psychiques nécessitent une prise en charge médicale, notamment dans les cas de troubles sévÚres ou lorsque les symptÎmes ont un impact important sur le fonctionnement quotidien.


Psychologue ou psychiatre : vers qui se tourner ?


Le choix dépend avant tout de votre situation et de vos besoins :


‱    Vous ressentez un mal-ĂȘtre, un besoin de parler, de comprendre ce que vous vivez, ou de vous engager dans un travail sur vous-mĂȘme : le psychologue est souvent le premier interlocuteur.


‱    Vous prĂ©sentez des symptĂŽmes nĂ©cessitant une Ă©valuation mĂ©dicale ou un traitement mĂ©dicamenteux : le psychiatre est indiquĂ©.

 

Ces deux professions sont complĂ©mentaires. Il est d’ailleurs frĂ©quent qu’un psychologue et un psychiatre travaillent ensemble, dans l’intĂ©rĂȘt du patient.


Un accompagnement personnalisé en cabinet libéral


En tant que psychologue en libéral, je vous propose un accompagnement personnalisé, adapté à votre rythme et à votre histoire, dans un cadre confidentiel et respectueux. La premiÚre consultation permet de faire le point sur votre demande et de définir ensemble les modalités du suivi.


N’hĂ©sitez pas Ă  me contacter pour toute question ou pour prendre rendez-vous.

Les attaques de panique et la Thérapie Cognitive et Comportementale

12/12/2025

Les attaques de panique et la Thérapie Cognitive et Comportementale

Selon la Haute AutoritĂ© de SantĂ© (2007), les attaques de panique touchent environ 3 % de la population française. Il existe aujourd’hui des mĂ©thodes efficaces, validĂ©es scientifiquement, pour traiter les symptĂŽmes.

 

La thĂ©rapie cognitivo-comportementale (TCC) est actuellement l’approche de rĂ©fĂ©rence pour apprendre Ă  faire face Ă  ces crises.

 

Qu’est-ce qu’une attaque de panique ?

 

Une attaque de panique est une montĂ©e soudaine et intense de peur, d’angoisse ou de malaise, accompagnĂ©e de symptĂŽmes physiques tels que :


‱    Palpitations ou accĂ©
lération du rythme cardiaque,
‱    Sueurs,
‱    Tremblements,
‱    Sensation d’oppression ou difficultĂ©s respiratoires,
‱    Vertiges,
‱    Peur de perdre le contrĂŽle, de devenir fou ou de mourir.


Bien que ces sensations soient sans danger sur le plan médical, le cerveau les interprÚte comme une menace grave et immédiate, ce qui entretient et amplifie la crise.

 

Les étapes de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC)


La TCC agit sur les attaques de panique à travers plusieurs étapes complémentaires :

 

  • Comprendre les mĂ©canismes de l’attaque de panique.
  • Comprendre pourquoi le corps se met en mode « danger » alors qu’il n’y a pas de menace rĂ©elle.
  • Comprendre comment l’anxiĂ©tĂ© amplifie les sensations physiques.
  • Comprendre le rĂŽle des pensĂ©es catastrophiques dans le dĂ©clenchement et le maintien des attaques de panique.

 

1. Apprendre des techniques de régulation respiratoire

 

Ces techniques permettent de dĂ©samorcer l’hyperventilation et de rĂ©duire l’intensitĂ© de la crise.

 

2. Identifier et remettre en question les pensées catastrophiques

 

Certaines pensĂ©es automatiques augmentent fortement l’anxiĂ©tĂ©, par exemple :


‱    Â« Je vais m’évanouir » → Les attaques de panique ne provoquent pas d’évanouissement.
‱    Â« Je vais mourir » → Une attaque de panique est trĂšs impressionnante mais elle n’est pas dangereuse.
‱    Â« Je manque d’air » → La respiration est accĂ©lĂ©rĂ©e, mais l’oxygĂšne ne manque pas.

 

Le travail thérapeutique consiste à tester et remplacer ces pensées par d'autres plus objectives.

 

3. L’exposition aux sensations corporelles

 

Il s’agit de reproduire volontairement certaines sensations physiques prĂ©sente lors de la montĂ©e d'angoisse (accĂ©lĂ©ration du cƓur, vertiges, souffle court) afin que le cerveau apprenne qu’elles sont dĂ©sagrĂ©ables mais non dangereuses.

 

4. L’exposition progressive aux situations redoutĂ©es

 

La personne s’expose progressivement aux lieux ou situations Ă©vitĂ©s, afin de reprendre confiance et de reprendre une vie plus sereine.

 

Combien de temps dure un traitement en TCC ?


La durĂ©e varie selon les personnes. Les Ă©tudes montrent qu’en moyenne 12 Ă  25 sĂ©ances suffisent pour obtenir une amĂ©lioration significative. 

 

Quand consulter ?


Il est recommandé de consulter un psychologue lorsque :


‱    Les attaques de panique se rĂ©pĂštent,
‱    Vous commencez Ă  Ă©viter certains lieux ou situations par peur de refaire une crise,
‱    Les symptĂŽmes ont un impact sur votre vie personnelle, sociale ou professionnelle.


Conclusion


Les manifestions d’une attaque de panique sont trùs impressionnantes, mais il existe des solutions concrùtes pour accompagner la personne à aller mieux.

 

En comprenant les mĂ©canismes de la montĂ©e d’angoisse, en apprenant Ă  mieux tolĂ©rer et comprendre les sensations corporelles et en remettant en question les pensĂ©es anxiogĂšnes, il est possible de reprendre progressivement le contrĂŽle et de retrouver une vie plus sereine.

Mois sans tabac : accompagnement Ă  l'arrĂȘt du tabac

11/11/2025

Mois sans tabac : accompagnement Ă  l'arrĂȘt du tabac

Introduction

 

L’arrĂȘt du tabac reprĂ©sente pour beaucoup de fumeurs un vĂ©ritable dĂ©fi tant la dĂ©pendance physique, psychologique et comportementale peut ĂȘtre importante.

 

En tant que psychologue clinicienne, j’accompagne les personnes dans cette dĂ©marche Ă  l’aide d’approches validĂ©es scientifiquement, notamment la thĂ©rapie cognitivo-comportementale (TCC) et l’hypnose.

 

 

La TCC : comprendre et transformer les habitudes liées au tabac

 

La ThĂ©rapie Cognitivo-Comportementale aide Ă  identifier les pensĂ©es automatiques, les Ă©motions et les situations qui dĂ©clenchent l’envie de fumer.  

 

Elle aide à modifier progressivement les habitudes associées au tabac. La TCC propose également des outils concrets de gestion du stress et de la frustration qui peuvent accompagner le sevrage.

 

Elle favorise ainsi la prévention de la rechute en renforçant la motivation et la confiance en soi.

 

L’hypnose : mobiliser les ressources intĂ©rieures pour soutenir le changement

 

L’hypnose est un outil thĂ©rapeutique qui facilite l’accĂšs Ă  un Ă©tat de conscience modifiĂ©, propice Ă  la rĂ©duction de l'envie de fumer.


Elle aide Ă  modifier la relation Ă  la cigarette, Ă  renforcer la motivation d’arrĂȘt et Ă  dĂ©velopper une nouvelle image de soi en tant que non-fumeur. L’hypnose s’intĂšgre parfaitement Ă  un accompagnement psychologique.

 

Les substituts nicotiniques : un soutien médical recommandé

 

Les substituts nicotiniques (gommes, patchs, pastilles, inhalateurs, etc.) sont recommandĂ©s par les autoritĂ©s de santĂ© pour rĂ©duire les symptĂŽmes de sevrage et augmenter les chances de rĂ©ussite de l’arrĂȘt.


Leur utilisation peut ĂȘtre combinĂ©e Ă  un suivi psychologique afin d’agir Ă  la fois sur la dĂ©pendance physique et sur la dĂ©pendance comportementale et Ă©motionnelle.

 

Conclusion

 

L’association des approches psychothĂ©rapeutiques telles que la TCC et l’hypnose avec l’utilisation des substituts nicotiniques, constitue aujourd’hui une stratĂ©gie complĂšte et efficace pour accompagner les personnes souhaitant arrĂȘter le tabac de maniĂšre durable.